lundi 28 avril 2014

Critique de séries télévisées : Orphan Black Saison 1

Orphan Black est une série télé canadienne qui est diffusée depuis mars 2013 sur BBC America ou Space mettant en vedette Tatiana Maslany, Jordan Gavaris, Dylan Bruce et Évelyne Brochu. On découvre alors le personnage de Sarah Manning, une jeune femme orpheline qui revient dans à Toronto après s'être absentée pendant presque un an. Alors qu'elle sort du train, elle voie sur le quai une femme de dos qui pleure. Elle s'approche alors et vois la figure de celle-ci, juste avant qu'elle ne se jette sur les rails et se fasse frapper par un train : elle ressemble incroyablement à Sarah, on pourrait croire qu'elles sont jumelles identiques. La protagoniste prend alors la sacoche de la mystérieuse femme, qui l'avait laisser derrière elle, et décide rapidement de prendre son identité quelque temps pour pouvoir voler l'argent dans le compte en banque de son sosie. Après plusieurs péripéties, Sarah apprend qu'elle est en fait une clone, née d'une expérience scientifique illégale. Elle comprend aussi qu'un assassin engagé semble vouloir terminer l'expérience, et qui veut donc tuer toutes les clones.

Déjà, il faut dire que Orphan Black est très difficile à caser dans un genre télévisé précis. Est-ce une série médicale/scientifique? Par moment... Est-ce une série policière? En partie... Est-ce une série de science-fiction? Si on veux, sans les vaisseaux spatiaux et  les aliens. Alors, en effet, l'émission aborde un très grand nombre de styles différents, à son avantage, comme à ses dépends.

Le clonage n'est pas une nouveauté dans le monde des arts et les créateurs de la série semblent se perdre un peu dans la densité du sujet. Il y a de nombreuses questions que nous nous posons sans vraiment avoir de réponses, comme: comment furent-elles clonées, qui est la clone originelle etc... À mon avis, cela était fait exprès, puisque l'émission penche plus sur le côté «humain» de l'affaire. Nous traversons l'histoire à travers les yeux mêmes des clones, qui ,pour la plupart, n'ont appris que récemment que leur vie n'est qu'une expérience scientifique, puisqu'elles furent toutes éparpillées à travers la planète après leur naissance. Alors il est intéressant de se poser des questions et de ne pas tout comprendre, comme ces femmes dont la vie est chamboulée. 

L'«inventaire» de personnages est d'ailleurs l'un des points forts de la série, en partie grâce à la brillante Tatiana Maslany, dont je reparlerais plus tard. Apprendre à connaître ces clones est fascinant, car malgré un physique similaire, ils sont tous différents. Nous avons Sarah, la jeune mère rebelle et troublée, tout comme nous avons Allison, la soccer mom au foyer banlieusarde et alcoolique. Entre ces extrêmes, on trouve Cosima, la scientifique ou Helena, la «psychopathe» ukrainienne.  Même les personnages secondaires, quoiqu'un peu cliché, sont aussi bien développés. Que ce soit Felix, le frère adoptif gay de Sarah (qui frôle la parodie par moment, mais obtient tout de même les meilleurs répliques), Delphine, l'étudiante française ou le professeur Leekie, le scientifique, nous nous trouvons devant toute une gamme de personnages. Quel que soit vos goût en la matière, vous aller très certainement trouvez un personnage qui vous plaira.
Cela m'amène donc à parler des acteurs de la série, surtout de Tatiana Maslany, qui joue la majorité des personnages. Il ne doit pas être évident de jouer plusieurs personnages différents, encore moins dans la même émission, encore moins dans la même scène, et pourtant c'est ce que réussi avec brio la jeune actrice canadienne. Il est assez impressionnant de pouvoir distinguer tous les clones à leurs accents où à leur démarche, ils sont tous tellement différents que parfois il est difficile de s'imaginer que c'est la même personne qui les incarne. Ce qui est le plus incroyables c'est quand les clones prennent la place d'une autre dans certaines situations et pourtant nous les reconnaissons sur le champs. Les autres acteurs dans la série sont aussi talentueux, je pense surtout au canadien Jordan Gavaris et à la québécoise Évelyne Brochu, qui sont tous les deux très crédibles dans leur rôles.

Orphan Black fut une étonnante surprise pour moi, j'ai commencé à l'écouter un peu par hasard sur la chaîne Space après qu'il m'ait été recommandé par une amie. Dès qu'on commence, il est difficile d'arrêter, puisqu'on veut toujours connaître la suite et savoir le pourquoi et le comment. On se retrouve instantanément plongé dans cet univers dense de suspense où tout s'enchaîne très rapidement, on ne s'ennui jamais en écoutant cette émission, il y a toujours des révélations et actes qui viennent s'ajouter à l'intrigue. Je pense avoir écouter la totalité de la saison 1 (10 épisodes) en à peine deux jours... C'est vraiment une série bouleversante, sans tomber dans le drame trop intense, et constitués de plusieurs touches d'humour. À mon avis, c'est une petite merveille bien trop peu connue de la télévision canadienne.



lundi 21 avril 2014

Chanson d'amour

L'amour est un sujet qui revient énormément dans la sphère artistique, que ce soit en musique, au cinéma, en littérature ou ailleurs. Tous les artistes (ou presque!) ont tenté de décrire et de traiter d'amour dans leurs oeuvres, certaines nous touche, d'autres moins. Dans mon cas, l'une de mes chansons francophones favorites parlant de ce sujet est Françis par la chanteuse québécoise Béatrice Martin, mieux connu sous son nom d'artiste, Coeur de Pirate. Cette chanson est sortie en 2008, en même temps que son premier album.

J'aime beaucoup la façon originale avec laquelle la chanson aborde l'amour. Souvent, les paroles semblent s'adresser directement à la personne aimé par l'artiste, ce n'est pas le cas ici. Selon mon interprétation, on se retrouve ici face à une personne parlant à son ami qui est amoureux d'une fille, la relation entre la chanteuse et la personne à qui cette chanson est adressée semble être platonique, sans jalousie, ce qui est un aspect que j'apprécie.

Les paroles sont très touchantes sans être inutilement compliquées, l'amour abordé semble être plus simple et crédible, pas comme l'Amour avec un grand A qu'on retrouve souvent dans l'univers musical. 
Francis tu as tant de choses à dire
Mais le tout reste enfermé
Et quand tu ne sais plus quoi dire

Tu te mets à pleurer

Mais ça, ton public le voit pas

Tu l'incites à rêver 

Pendant que toi tu le regardes


Francis les mots restent bien coincés
Devant cette fille qui ne demande
Pas mieux que de se faire aimer
Mais toi tu ne sais pas comment t'y prendre
Ta gorge se resserre et ton cœoeur bat de plus belle
Alors que tes yeux sont sur elle


Le réalisme de ce Françis est quelque chose de particulièrement accrocheur, à mon avis. Il dépeint à quel point il peut être difficile et embarrassant d'avouer ses sentiment à quelqu'un. C'est un homme qui aime une fille, mais qui ne s'y connait pas vraiment en amour, qui ne sait pas trouver les bons mots, il y a une grande vérité dans ce genre de situations.

Refrain:
Mais moi je ne t'oublierai pas
Et je compte sur toi

Pour venir en aide

À ceux qui ressentent pour toi

Ce que tu écris dans 

Ces chansons pour elle


 Le refrain montre un autre aspect de l'amitié entre les deux, on peut comprendre que Françis ne devrait pas s'accrocher à cette fille qu'il aime. Je pense que trop souvent, en musique, l'amour impossible est montré comme étant une chose incroyable, mais j'apprécie que cette chanson indique que parfois, il est mieux de ne pas perdre son temps à courir après quelqu'un qui n'en a rien à faire.

Francis je m'en vais bientôt 
Et je pense très très fort à toi

Pendant que mes doigts au piano 

Jouent tout ce que je te dois

Et rappelle-toi que tu peux 

Avoir le monde à tes pieds

Si tu te laisses pas abattre 
Par ceux qui te laisse de côté


Ce passage nous montre plus l'amour amical. Cela semble être un message d'adieu que l'artiste fait à son ami. C'est d'ailleurs mon moment préféré de la chanson, surtout les paroles : «Et rappelle-toi que tu peux avoir le monde à tes pieds, si tu te laisses pas abattre par ceux qui te laisse de côté»J'adore ces paroles, qui sont un peu comme un appel au courage, cela a beaucoup de sens quand on pense au reste de la chanson. 

L'aspect musical de la chanson est très simple, et le seul instrument est le piano, mais j'aime beaucoup le rythme tout de même. Françis est l'une de mes chansons d'amour préférés car elle parle aussi de l'amour amical mais particulièrement car elle aborde l'amour qui est plus réaliste et timide, sans trop d'artifices, et qui n'est pas assuré.

lundi 24 mars 2014

Pico Bogue : La vie et moi

Pico Bogue est un garçon drôle, ayant beaucoup de répartie et qui est surtout très brillant. Cette bande-dessinée raconte sa vie de jeune de 8-9 ans, qui va à l'école, voit ses copains et qui rend la vie bien difficile à ses parents avec l'aide de sa petite soeur Ana Ana, qui est aussi tout un personnage. Les bande-dessinées mettant en vedette des enfants avec des réflexions sacrément intelligentes ne sont pas une nouveauté ; on peut penser à Calvin et Hobbes ou Mafalda... Pourtant, le petit Pico est unique en son genre, et ce n'est pas seulement grâce à sa coiffure tout à fait incroyable.

Cette oeuvre est décidément l'un de mes coups de coeur en bande-dessinée, car je trouve qu'on se reconnait dans plusieurs de ses situations. Sinon, on reconnait son frère, ou sa soeur, ou des parents... C'est d'ailleurs l'un de ses points forts ; elle offre un portrait réaliste de la famille. Qui n'a jamais demandé inlassablement à ses parents d'acheter quelque chose à l'épicerie, ou s'est disputé avec sa petite soeur pour avoir le dernier biscuit? Pico Bogue : La vie et moi nous fait retrouver pour un moment les instants de notre enfance, et il le fait avec brio.

Ce qui est le plus hilarant dans cette bande-dessinée, c'est comment Pico peut tourner toute les situations à son avantages, ce qui rend de simple corvées quotidiennes en quelque chose de très divertissant, au grand malheur de ses parents qui sont complètement découragés. Les gaffes ou idées d'Ana Ana valent aussi le détour. Je pense que le décor qu'a créé le dessinateur rend bien le monde enfantin dans lequel Pico évolue. Les traits sont approximatifs et imprécis, la coloration n'est pas toujours parfaite ou parfois elle est carrément inachevée, de plus la police d'écriture choisie ressemble à la calligraphie d'un enfant. Cela rend l'album encore plus familier et représente bien l'univers des personnages.
Avec une vision un peu plus adulte sur l'enfance, et grâce à ses situations tordantes et à la mentalité de Pico et de sa soeur, je pense vraiment que cette bande-dessinée est à se procurer. Elle nous fait réfléchir parfois, mais nous permet surtout de passer un bon moment!

vendredi 14 février 2014

Critique cinématographique: The Perks of Being a Wallflower

The Perks of Being a Wallflower, ou Le Monde de Charlie en français, est un film sorti en 2012 adapté d'un roman du même titre et réalisé par son écrivain Stephen Chbosky. Le tout est narré par Charlie, un adolescent de 15 ans qui commence le secondaire avec difficulté. On comprends même qu'il aurait passé du temps à l'hôpital dû à des conséquences psychologiques que le suicide de son meilleur ami aurait eu sur lui. Il est attentionné, mais sa timidité l'empêche de se faire des amis, jusqu'à ce qu'il rencontre Patrick à un match de football et puis celui-ci lui permet de rencontrer Sam, sa demi-soeur.

Comprenant que Charlie est esseulé, Patrick l'inclut dans son groupe, et c'est ainsi que le jeune se liera d'amitié avec des adolescents en dernière année de secondaire. Charlie vivra diverses péripéties et peu à peu, nous en apprenons plus sur ce qui lui ai vraiment arrivé.
Je sais que ce film n'est pas récent et à quel point il est «cliché» de l'aimer, mais bon. Je l'ais re-écouté récemment, et je voulais partager à quel point je l'apprécie dans cette courte critique.

Déjà, puisque l'écrivain du roman a lui-même réalisé le film, il va sans dire que l'adaptation est quasi-parfaite. Même si certains éléments du livre n'ont pas été inclus, le reste était excellent. Le casting fut très bien effectué à mon avis, je pense que les acteurs étaient merveilleux dans leur rôle, j'en parlerais plus plus tard. La réalisation et mise en scène est faite sans grand artifice, même si la cinématographie offre de beaux moments visuels parfois. 

Le déroulement aussi, est intéressant et bien mis en place dans le film. Un garçon timide qui n'a pas d'amis au début du secondaire n'est pas du tout innovant dans le domaine, mais je pense que toute l'histoire et les complications que nous apprenons tout au long donne un sens à l'oeuvre. De plus, il y avait une telle crédibilité dans les personnage, et je pense que tout cela fait que le film semble réaliste. Le script était tout aussi époustouflant, il y a de nombreuses citations qui sonnent tellement vraies même si abstraites qu'elles nous font réfléchir, enfin pour ma part ce fut le cas.
Il faut aussi mentionner les incroyables performances qui sont données ici. Logan Lerman, qui interprète le personnage principal, a beaucoup évolué depuis Percy Jackson, et est vraiment excellent dans ce film, il est très crédible en tant que jeune quelque peu troublé. Emma Watson aussi est très bonne dans le rôle de Sam, et Erza Miller, dans le rôle de Patrick est une vraie révélation, il est très talentueux en tant qu'acteur.

Je l'admets, The Perks of Being a Wallflower n'est pas un chef-d'oeuvre du 21ième siècle qui révolutionnera le cinéma, mais je pense quand même que c'est un film pertinent. Avec son histoire tantôt drôle, tantôt dramatique et ses personnages réalistes, ce film me laisse toujours avec les larmes aux yeux, même si je ne suis pas une grande sentimentale, le tout est vraiment touchant. De plus, l'oeuvre est porté par une excellente bande-sonore, ce qui aide toujours à l'ambiance. Je finirai par vous dire que si vous n'avez pas encore vu ce film, donnez-lui une chance, il ne changera pas forcément votre vie, mais on y passe toujours un agréable moment. 

jeudi 13 février 2014

Sortie culturelle sur le plateau

Il y a de (très) nombreuses semaines, nous avons fait une sortie sur l'Avenue du Mont-Royal dans le cadre du cours de littérature. J'ai vraiment apprécié cette excursion dans la ville, comme la plupart des élèves j'imagine. Cela nous sortait vraiment du contexte scolaire et nous permettait de découvrir plusieurs librairies ou vendeurs de disques qu'on ne connaissait pas forcément avant. De plus, c'était très libre donc on pouvait se promener à notre guise et aller voir les boutiques qui nous intéressait le plus. 
Je suis allé, avec un petit groupe, à divers magasins vraiment super que je ne connaissais pas. Par exemple, nous sommes allé au 33 Tours, comme le montre la photo ci-dessus. C'est en fait un endroit pour acheter des vinyles, et même si je n'en ais pas chez, j'ai aimé me promener dans les allées et regarder l'impressionnante collection du magasin. Nous avons aussi été à La Boîte Noire pour regarder la vaste collection de films.

Nous sommes aussi allé dans des librairies, comme l'Échange, qui est une boutique de livres usagés, ce qui est en soit une excellente idée. J'y ai d'ailleurs fais mon seul achat de la journée, soit Les ailes de l'ange, un roman de Jenny Wingfield que je n'ais pas encore lu, mais je prévois le faire. Puis nous nous sommes rendus au Bonheur d'occasion, qui est une superbe librairie où il y a une petite galerie d'art et même un piano. Malheureusement nous fûmes rapidement chassé par l'employé qui semblait penser que nous étions une «gang de jeunes malfaisants» qui flânait dans son magasin, alors que nous ne faisions que regarder les toiles. Pourquoi avoir une galerie si on n'y tolère personne?

Mais en général, malgré cet incident et le froid, ce fut une sortie fort agréable et j'espère bien y retourner pour pouvoir aller au magasin Chez Geek où je n'ai pas eu la chance d'aller!

mercredi 5 février 2014

Un guitariste d'exception

Si vous ne le connaissez pas encore, Sungha Jung est un jeune sud-coréen de 17 ans qui est devenu très connu grâce à ses vidéos de guitare sur YouTube. Ses plus de 760 vidéos ont d'ailleurs attirés plus de 700 000 000 de vues sur ce site. Je tenais à vous le faire connaître, car je le trouve vraiment incroyable et ce genre de talent n'est pas vu tous les jours, c'est vraiment un jeune prodige. De plus, il reprend un grand nombre de chansons connu, et il y en a vraiment pour tous les goûts, passant de chanson de Adele à Michael Jackson, et en interprétant même des musiques de films ou de jeux vidéos.

Si vous aimez la guitare, je vous suggère fortement d'aller voir sa chaîne YouTube et, si vous aimer, de vous procurer l'un de ses quatre albums; Perfect Blue, Irony, The Duets ou Paint it Acoustic. Dans ses CD, on peut même entendre certaines de ses créations, qui sont aussi excellentes.

Pour ma part, j'adore ses versions de Billie Jean, Superstitions, Beat, de la chanson thème de Pirate des Caraïbes, Someone Like You et I'm Yours.


Lien vers sa chaîne YouTube : http://www.youtube.com/user/jwcfree?feature=watch

vendredi 24 janvier 2014

Critique cinématographique : Her

Her, le tout nouveau film un peu futuriste de Spike Jonze, tourne autour de Théodore Twombly, un homme plutôt solitaire et sensible qui écrit des lettres d'amour pour les gens qui n'arrivent pas à s'exprimer. Il est aussi assez déprimé depuis que sa femme Catherine a demandé le divorce, et personne, pas même sa bonne amie de longue date Aimee, semble pouvoir lui remonter le moral. Puisqu'il est seul, il décide de se procurer un système d'opération (OS) d'une intelligence artificielle avancée pour lui tenir compagnie. L'OS, qui a décidé de s'appeler Samantha, et lui apprennent rapidement à se connaître et deviennent très proche, jusqu'à tomber amoureux. 
Je sais très bien ce que vous devez vous dire : «Un film portant sur un homme qui est amoureux de son ordinateur?!». Je vous l'accorde, cela peut paraître stupide et étrange, et pourtant la relation entre les deux est vraiment l'un des aspects les plus intéressants de l'oeuvre. Déjà, le tout à une certaine crédibilité ; Spike Jonze réussit avec brio a créer un monde plus futuriste. C'est discret, mais on voit bien l'avancée technologique, ce qui frappe surtout sont les scènes où nous voyons tous les passants déambuler avec leur oreillettes et qui parlent, pour la plupart, à un système informatique. Dans cet univers, il est quand même bizarre d'un homme puisse aimer un OS de la sorte (pourtant, le commentaire n'est fait qu'une seule fois dans le film), mais ce n'est pas complètement insensé comme ça le serait aujourd'hui. La présence de la technologie dans la vie de Théodore ne semble jamais trop intrusive ou douteuse, ce qui aurait rendu l'écoute du film malaisante.

C'est une comédie romantique, et pourtant il est rare que ce film bascule dans le cliché. En fait, j'ai été vraiment impressionnée par la relation entre le personnage principal et Samantha, comme je le disais plus haut. Dans certaines scènes où il se promène et lui parle avec son oreillette même s'il est, en apparence, seul, on dirait vraiment qu'il est accompagné, on se croirait presque dans sa tête, à entendre la voix de l'OS. Ils semblaient tellement comme un «couple» normal que parfois on oublie que l'un deux n'est en fait qu'une intelligence artificielle!

Spike Jonze a excellé dans la direction et écriture de ce film. La mise en scène était simple, mais efficace, avec de nombreux plans audacieux et des couleurs claires qui offraient de beaux effets visuels. Le script est tout aussi bien écrit, il est intelligent et même s'il a ses moments plus «hollywoodien» il capte l'attention et est très touchant. De plus, le tout est porté par une trame sonore de Arcade Fire qui est tout à fait magnifique.
Ce film aurait été franchement affecté par de mauvais acteurs, mais heureusement, ce n'est pas le cas, au contraire. Joaquin Phoenix démontre qu'il est encore l'un des meilleurs acteurs de sa génération et Her lui obtient même sa deuxième nomination consécutives aux Oscars. Il faut dire que Phoenix n'avait pas la tâche facile, puisque plus que la moitié du film consiste à lui qui est seul et qui parle à une oreillette. Son jeu était était exécuté avec un réalisme incroyable, il était subtil, mais transmettait les émotions aussi bien que s'il aurait vraiment en la présence d'une actrice. Aussi, Scarlett Johansson, qui fait la voix de Samantha, est aussi excellente. On ne la voit à aucun moment, mais sa voix était très expressive. Amy Adams fait aussi du bon travail en tant qu'amie qui semble épuisée par la vie.

Contrairement à certaines critiques, je ne dirais peut-être pas que Her est le film de l'année, mais il est tout de même plus qu'appréciable. Même si on peut penser que le sujet principal est étrange, les prestations des acteurs et l'univers si original et créatif valent à eux seuls la peine d'être vus.