lundi 28 avril 2014

Critique de séries télévisées : Orphan Black Saison 1

Orphan Black est une série télé canadienne qui est diffusée depuis mars 2013 sur BBC America ou Space mettant en vedette Tatiana Maslany, Jordan Gavaris, Dylan Bruce et Évelyne Brochu. On découvre alors le personnage de Sarah Manning, une jeune femme orpheline qui revient dans à Toronto après s'être absentée pendant presque un an. Alors qu'elle sort du train, elle voie sur le quai une femme de dos qui pleure. Elle s'approche alors et vois la figure de celle-ci, juste avant qu'elle ne se jette sur les rails et se fasse frapper par un train : elle ressemble incroyablement à Sarah, on pourrait croire qu'elles sont jumelles identiques. La protagoniste prend alors la sacoche de la mystérieuse femme, qui l'avait laisser derrière elle, et décide rapidement de prendre son identité quelque temps pour pouvoir voler l'argent dans le compte en banque de son sosie. Après plusieurs péripéties, Sarah apprend qu'elle est en fait une clone, née d'une expérience scientifique illégale. Elle comprend aussi qu'un assassin engagé semble vouloir terminer l'expérience, et qui veut donc tuer toutes les clones.

Déjà, il faut dire que Orphan Black est très difficile à caser dans un genre télévisé précis. Est-ce une série médicale/scientifique? Par moment... Est-ce une série policière? En partie... Est-ce une série de science-fiction? Si on veux, sans les vaisseaux spatiaux et  les aliens. Alors, en effet, l'émission aborde un très grand nombre de styles différents, à son avantage, comme à ses dépends.

Le clonage n'est pas une nouveauté dans le monde des arts et les créateurs de la série semblent se perdre un peu dans la densité du sujet. Il y a de nombreuses questions que nous nous posons sans vraiment avoir de réponses, comme: comment furent-elles clonées, qui est la clone originelle etc... À mon avis, cela était fait exprès, puisque l'émission penche plus sur le côté «humain» de l'affaire. Nous traversons l'histoire à travers les yeux mêmes des clones, qui ,pour la plupart, n'ont appris que récemment que leur vie n'est qu'une expérience scientifique, puisqu'elles furent toutes éparpillées à travers la planète après leur naissance. Alors il est intéressant de se poser des questions et de ne pas tout comprendre, comme ces femmes dont la vie est chamboulée. 

L'«inventaire» de personnages est d'ailleurs l'un des points forts de la série, en partie grâce à la brillante Tatiana Maslany, dont je reparlerais plus tard. Apprendre à connaître ces clones est fascinant, car malgré un physique similaire, ils sont tous différents. Nous avons Sarah, la jeune mère rebelle et troublée, tout comme nous avons Allison, la soccer mom au foyer banlieusarde et alcoolique. Entre ces extrêmes, on trouve Cosima, la scientifique ou Helena, la «psychopathe» ukrainienne.  Même les personnages secondaires, quoiqu'un peu cliché, sont aussi bien développés. Que ce soit Felix, le frère adoptif gay de Sarah (qui frôle la parodie par moment, mais obtient tout de même les meilleurs répliques), Delphine, l'étudiante française ou le professeur Leekie, le scientifique, nous nous trouvons devant toute une gamme de personnages. Quel que soit vos goût en la matière, vous aller très certainement trouvez un personnage qui vous plaira.
Cela m'amène donc à parler des acteurs de la série, surtout de Tatiana Maslany, qui joue la majorité des personnages. Il ne doit pas être évident de jouer plusieurs personnages différents, encore moins dans la même émission, encore moins dans la même scène, et pourtant c'est ce que réussi avec brio la jeune actrice canadienne. Il est assez impressionnant de pouvoir distinguer tous les clones à leurs accents où à leur démarche, ils sont tous tellement différents que parfois il est difficile de s'imaginer que c'est la même personne qui les incarne. Ce qui est le plus incroyables c'est quand les clones prennent la place d'une autre dans certaines situations et pourtant nous les reconnaissons sur le champs. Les autres acteurs dans la série sont aussi talentueux, je pense surtout au canadien Jordan Gavaris et à la québécoise Évelyne Brochu, qui sont tous les deux très crédibles dans leur rôles.

Orphan Black fut une étonnante surprise pour moi, j'ai commencé à l'écouter un peu par hasard sur la chaîne Space après qu'il m'ait été recommandé par une amie. Dès qu'on commence, il est difficile d'arrêter, puisqu'on veut toujours connaître la suite et savoir le pourquoi et le comment. On se retrouve instantanément plongé dans cet univers dense de suspense où tout s'enchaîne très rapidement, on ne s'ennui jamais en écoutant cette émission, il y a toujours des révélations et actes qui viennent s'ajouter à l'intrigue. Je pense avoir écouter la totalité de la saison 1 (10 épisodes) en à peine deux jours... C'est vraiment une série bouleversante, sans tomber dans le drame trop intense, et constitués de plusieurs touches d'humour. À mon avis, c'est une petite merveille bien trop peu connue de la télévision canadienne.



lundi 21 avril 2014

Chanson d'amour

L'amour est un sujet qui revient énormément dans la sphère artistique, que ce soit en musique, au cinéma, en littérature ou ailleurs. Tous les artistes (ou presque!) ont tenté de décrire et de traiter d'amour dans leurs oeuvres, certaines nous touche, d'autres moins. Dans mon cas, l'une de mes chansons francophones favorites parlant de ce sujet est Françis par la chanteuse québécoise Béatrice Martin, mieux connu sous son nom d'artiste, Coeur de Pirate. Cette chanson est sortie en 2008, en même temps que son premier album.

J'aime beaucoup la façon originale avec laquelle la chanson aborde l'amour. Souvent, les paroles semblent s'adresser directement à la personne aimé par l'artiste, ce n'est pas le cas ici. Selon mon interprétation, on se retrouve ici face à une personne parlant à son ami qui est amoureux d'une fille, la relation entre la chanteuse et la personne à qui cette chanson est adressée semble être platonique, sans jalousie, ce qui est un aspect que j'apprécie.

Les paroles sont très touchantes sans être inutilement compliquées, l'amour abordé semble être plus simple et crédible, pas comme l'Amour avec un grand A qu'on retrouve souvent dans l'univers musical. 
Francis tu as tant de choses à dire
Mais le tout reste enfermé
Et quand tu ne sais plus quoi dire

Tu te mets à pleurer

Mais ça, ton public le voit pas

Tu l'incites à rêver 

Pendant que toi tu le regardes


Francis les mots restent bien coincés
Devant cette fille qui ne demande
Pas mieux que de se faire aimer
Mais toi tu ne sais pas comment t'y prendre
Ta gorge se resserre et ton cœoeur bat de plus belle
Alors que tes yeux sont sur elle


Le réalisme de ce Françis est quelque chose de particulièrement accrocheur, à mon avis. Il dépeint à quel point il peut être difficile et embarrassant d'avouer ses sentiment à quelqu'un. C'est un homme qui aime une fille, mais qui ne s'y connait pas vraiment en amour, qui ne sait pas trouver les bons mots, il y a une grande vérité dans ce genre de situations.

Refrain:
Mais moi je ne t'oublierai pas
Et je compte sur toi

Pour venir en aide

À ceux qui ressentent pour toi

Ce que tu écris dans 

Ces chansons pour elle


 Le refrain montre un autre aspect de l'amitié entre les deux, on peut comprendre que Françis ne devrait pas s'accrocher à cette fille qu'il aime. Je pense que trop souvent, en musique, l'amour impossible est montré comme étant une chose incroyable, mais j'apprécie que cette chanson indique que parfois, il est mieux de ne pas perdre son temps à courir après quelqu'un qui n'en a rien à faire.

Francis je m'en vais bientôt 
Et je pense très très fort à toi

Pendant que mes doigts au piano 

Jouent tout ce que je te dois

Et rappelle-toi que tu peux 

Avoir le monde à tes pieds

Si tu te laisses pas abattre 
Par ceux qui te laisse de côté


Ce passage nous montre plus l'amour amical. Cela semble être un message d'adieu que l'artiste fait à son ami. C'est d'ailleurs mon moment préféré de la chanson, surtout les paroles : «Et rappelle-toi que tu peux avoir le monde à tes pieds, si tu te laisses pas abattre par ceux qui te laisse de côté»J'adore ces paroles, qui sont un peu comme un appel au courage, cela a beaucoup de sens quand on pense au reste de la chanson. 

L'aspect musical de la chanson est très simple, et le seul instrument est le piano, mais j'aime beaucoup le rythme tout de même. Françis est l'une de mes chansons d'amour préférés car elle parle aussi de l'amour amical mais particulièrement car elle aborde l'amour qui est plus réaliste et timide, sans trop d'artifices, et qui n'est pas assuré.

lundi 24 mars 2014

Pico Bogue : La vie et moi

Pico Bogue est un garçon drôle, ayant beaucoup de répartie et qui est surtout très brillant. Cette bande-dessinée raconte sa vie de jeune de 8-9 ans, qui va à l'école, voit ses copains et qui rend la vie bien difficile à ses parents avec l'aide de sa petite soeur Ana Ana, qui est aussi tout un personnage. Les bande-dessinées mettant en vedette des enfants avec des réflexions sacrément intelligentes ne sont pas une nouveauté ; on peut penser à Calvin et Hobbes ou Mafalda... Pourtant, le petit Pico est unique en son genre, et ce n'est pas seulement grâce à sa coiffure tout à fait incroyable.

Cette oeuvre est décidément l'un de mes coups de coeur en bande-dessinée, car je trouve qu'on se reconnait dans plusieurs de ses situations. Sinon, on reconnait son frère, ou sa soeur, ou des parents... C'est d'ailleurs l'un de ses points forts ; elle offre un portrait réaliste de la famille. Qui n'a jamais demandé inlassablement à ses parents d'acheter quelque chose à l'épicerie, ou s'est disputé avec sa petite soeur pour avoir le dernier biscuit? Pico Bogue : La vie et moi nous fait retrouver pour un moment les instants de notre enfance, et il le fait avec brio.

Ce qui est le plus hilarant dans cette bande-dessinée, c'est comment Pico peut tourner toute les situations à son avantages, ce qui rend de simple corvées quotidiennes en quelque chose de très divertissant, au grand malheur de ses parents qui sont complètement découragés. Les gaffes ou idées d'Ana Ana valent aussi le détour. Je pense que le décor qu'a créé le dessinateur rend bien le monde enfantin dans lequel Pico évolue. Les traits sont approximatifs et imprécis, la coloration n'est pas toujours parfaite ou parfois elle est carrément inachevée, de plus la police d'écriture choisie ressemble à la calligraphie d'un enfant. Cela rend l'album encore plus familier et représente bien l'univers des personnages.
Avec une vision un peu plus adulte sur l'enfance, et grâce à ses situations tordantes et à la mentalité de Pico et de sa soeur, je pense vraiment que cette bande-dessinée est à se procurer. Elle nous fait réfléchir parfois, mais nous permet surtout de passer un bon moment!

vendredi 14 février 2014

Critique cinématographique: The Perks of Being a Wallflower

The Perks of Being a Wallflower, ou Le Monde de Charlie en français, est un film sorti en 2012 adapté d'un roman du même titre et réalisé par son écrivain Stephen Chbosky. Le tout est narré par Charlie, un adolescent de 15 ans qui commence le secondaire avec difficulté. On comprends même qu'il aurait passé du temps à l'hôpital dû à des conséquences psychologiques que le suicide de son meilleur ami aurait eu sur lui. Il est attentionné, mais sa timidité l'empêche de se faire des amis, jusqu'à ce qu'il rencontre Patrick à un match de football et puis celui-ci lui permet de rencontrer Sam, sa demi-soeur.

Comprenant que Charlie est esseulé, Patrick l'inclut dans son groupe, et c'est ainsi que le jeune se liera d'amitié avec des adolescents en dernière année de secondaire. Charlie vivra diverses péripéties et peu à peu, nous en apprenons plus sur ce qui lui ai vraiment arrivé.
Je sais que ce film n'est pas récent et à quel point il est «cliché» de l'aimer, mais bon. Je l'ais re-écouté récemment, et je voulais partager à quel point je l'apprécie dans cette courte critique.

Déjà, puisque l'écrivain du roman a lui-même réalisé le film, il va sans dire que l'adaptation est quasi-parfaite. Même si certains éléments du livre n'ont pas été inclus, le reste était excellent. Le casting fut très bien effectué à mon avis, je pense que les acteurs étaient merveilleux dans leur rôle, j'en parlerais plus plus tard. La réalisation et mise en scène est faite sans grand artifice, même si la cinématographie offre de beaux moments visuels parfois. 

Le déroulement aussi, est intéressant et bien mis en place dans le film. Un garçon timide qui n'a pas d'amis au début du secondaire n'est pas du tout innovant dans le domaine, mais je pense que toute l'histoire et les complications que nous apprenons tout au long donne un sens à l'oeuvre. De plus, il y avait une telle crédibilité dans les personnage, et je pense que tout cela fait que le film semble réaliste. Le script était tout aussi époustouflant, il y a de nombreuses citations qui sonnent tellement vraies même si abstraites qu'elles nous font réfléchir, enfin pour ma part ce fut le cas.
Il faut aussi mentionner les incroyables performances qui sont données ici. Logan Lerman, qui interprète le personnage principal, a beaucoup évolué depuis Percy Jackson, et est vraiment excellent dans ce film, il est très crédible en tant que jeune quelque peu troublé. Emma Watson aussi est très bonne dans le rôle de Sam, et Erza Miller, dans le rôle de Patrick est une vraie révélation, il est très talentueux en tant qu'acteur.

Je l'admets, The Perks of Being a Wallflower n'est pas un chef-d'oeuvre du 21ième siècle qui révolutionnera le cinéma, mais je pense quand même que c'est un film pertinent. Avec son histoire tantôt drôle, tantôt dramatique et ses personnages réalistes, ce film me laisse toujours avec les larmes aux yeux, même si je ne suis pas une grande sentimentale, le tout est vraiment touchant. De plus, l'oeuvre est porté par une excellente bande-sonore, ce qui aide toujours à l'ambiance. Je finirai par vous dire que si vous n'avez pas encore vu ce film, donnez-lui une chance, il ne changera pas forcément votre vie, mais on y passe toujours un agréable moment. 

jeudi 13 février 2014

Sortie culturelle sur le plateau

Il y a de (très) nombreuses semaines, nous avons fait une sortie sur l'Avenue du Mont-Royal dans le cadre du cours de littérature. J'ai vraiment apprécié cette excursion dans la ville, comme la plupart des élèves j'imagine. Cela nous sortait vraiment du contexte scolaire et nous permettait de découvrir plusieurs librairies ou vendeurs de disques qu'on ne connaissait pas forcément avant. De plus, c'était très libre donc on pouvait se promener à notre guise et aller voir les boutiques qui nous intéressait le plus. 
Je suis allé, avec un petit groupe, à divers magasins vraiment super que je ne connaissais pas. Par exemple, nous sommes allé au 33 Tours, comme le montre la photo ci-dessus. C'est en fait un endroit pour acheter des vinyles, et même si je n'en ais pas chez, j'ai aimé me promener dans les allées et regarder l'impressionnante collection du magasin. Nous avons aussi été à La Boîte Noire pour regarder la vaste collection de films.

Nous sommes aussi allé dans des librairies, comme l'Échange, qui est une boutique de livres usagés, ce qui est en soit une excellente idée. J'y ai d'ailleurs fais mon seul achat de la journée, soit Les ailes de l'ange, un roman de Jenny Wingfield que je n'ais pas encore lu, mais je prévois le faire. Puis nous nous sommes rendus au Bonheur d'occasion, qui est une superbe librairie où il y a une petite galerie d'art et même un piano. Malheureusement nous fûmes rapidement chassé par l'employé qui semblait penser que nous étions une «gang de jeunes malfaisants» qui flânait dans son magasin, alors que nous ne faisions que regarder les toiles. Pourquoi avoir une galerie si on n'y tolère personne?

Mais en général, malgré cet incident et le froid, ce fut une sortie fort agréable et j'espère bien y retourner pour pouvoir aller au magasin Chez Geek où je n'ai pas eu la chance d'aller!

mercredi 5 février 2014

Un guitariste d'exception

Si vous ne le connaissez pas encore, Sungha Jung est un jeune sud-coréen de 17 ans qui est devenu très connu grâce à ses vidéos de guitare sur YouTube. Ses plus de 760 vidéos ont d'ailleurs attirés plus de 700 000 000 de vues sur ce site. Je tenais à vous le faire connaître, car je le trouve vraiment incroyable et ce genre de talent n'est pas vu tous les jours, c'est vraiment un jeune prodige. De plus, il reprend un grand nombre de chansons connu, et il y en a vraiment pour tous les goûts, passant de chanson de Adele à Michael Jackson, et en interprétant même des musiques de films ou de jeux vidéos.

Si vous aimez la guitare, je vous suggère fortement d'aller voir sa chaîne YouTube et, si vous aimer, de vous procurer l'un de ses quatre albums; Perfect Blue, Irony, The Duets ou Paint it Acoustic. Dans ses CD, on peut même entendre certaines de ses créations, qui sont aussi excellentes.

Pour ma part, j'adore ses versions de Billie Jean, Superstitions, Beat, de la chanson thème de Pirate des Caraïbes, Someone Like You et I'm Yours.


Lien vers sa chaîne YouTube : http://www.youtube.com/user/jwcfree?feature=watch

vendredi 24 janvier 2014

Critique cinématographique : Her

Her, le tout nouveau film un peu futuriste de Spike Jonze, tourne autour de Théodore Twombly, un homme plutôt solitaire et sensible qui écrit des lettres d'amour pour les gens qui n'arrivent pas à s'exprimer. Il est aussi assez déprimé depuis que sa femme Catherine a demandé le divorce, et personne, pas même sa bonne amie de longue date Aimee, semble pouvoir lui remonter le moral. Puisqu'il est seul, il décide de se procurer un système d'opération (OS) d'une intelligence artificielle avancée pour lui tenir compagnie. L'OS, qui a décidé de s'appeler Samantha, et lui apprennent rapidement à se connaître et deviennent très proche, jusqu'à tomber amoureux. 
Je sais très bien ce que vous devez vous dire : «Un film portant sur un homme qui est amoureux de son ordinateur?!». Je vous l'accorde, cela peut paraître stupide et étrange, et pourtant la relation entre les deux est vraiment l'un des aspects les plus intéressants de l'oeuvre. Déjà, le tout à une certaine crédibilité ; Spike Jonze réussit avec brio a créer un monde plus futuriste. C'est discret, mais on voit bien l'avancée technologique, ce qui frappe surtout sont les scènes où nous voyons tous les passants déambuler avec leur oreillettes et qui parlent, pour la plupart, à un système informatique. Dans cet univers, il est quand même bizarre d'un homme puisse aimer un OS de la sorte (pourtant, le commentaire n'est fait qu'une seule fois dans le film), mais ce n'est pas complètement insensé comme ça le serait aujourd'hui. La présence de la technologie dans la vie de Théodore ne semble jamais trop intrusive ou douteuse, ce qui aurait rendu l'écoute du film malaisante.

C'est une comédie romantique, et pourtant il est rare que ce film bascule dans le cliché. En fait, j'ai été vraiment impressionnée par la relation entre le personnage principal et Samantha, comme je le disais plus haut. Dans certaines scènes où il se promène et lui parle avec son oreillette même s'il est, en apparence, seul, on dirait vraiment qu'il est accompagné, on se croirait presque dans sa tête, à entendre la voix de l'OS. Ils semblaient tellement comme un «couple» normal que parfois on oublie que l'un deux n'est en fait qu'une intelligence artificielle!

Spike Jonze a excellé dans la direction et écriture de ce film. La mise en scène était simple, mais efficace, avec de nombreux plans audacieux et des couleurs claires qui offraient de beaux effets visuels. Le script est tout aussi bien écrit, il est intelligent et même s'il a ses moments plus «hollywoodien» il capte l'attention et est très touchant. De plus, le tout est porté par une trame sonore de Arcade Fire qui est tout à fait magnifique.
Ce film aurait été franchement affecté par de mauvais acteurs, mais heureusement, ce n'est pas le cas, au contraire. Joaquin Phoenix démontre qu'il est encore l'un des meilleurs acteurs de sa génération et Her lui obtient même sa deuxième nomination consécutives aux Oscars. Il faut dire que Phoenix n'avait pas la tâche facile, puisque plus que la moitié du film consiste à lui qui est seul et qui parle à une oreillette. Son jeu était était exécuté avec un réalisme incroyable, il était subtil, mais transmettait les émotions aussi bien que s'il aurait vraiment en la présence d'une actrice. Aussi, Scarlett Johansson, qui fait la voix de Samantha, est aussi excellente. On ne la voit à aucun moment, mais sa voix était très expressive. Amy Adams fait aussi du bon travail en tant qu'amie qui semble épuisée par la vie.

Contrairement à certaines critiques, je ne dirais peut-être pas que Her est le film de l'année, mais il est tout de même plus qu'appréciable. Même si on peut penser que le sujet principal est étrange, les prestations des acteurs et l'univers si original et créatif valent à eux seuls la peine d'être vus. 

mardi 14 janvier 2014

Vidéo "Thought of You" de Ryan Woodward

Aimez-vous les vidéos d'animation? Et bien, je vous propose celui-ci, il est intitulé "Thought of You" fait par Ryan Woodward, un artiste américain. Je l'ai en fait découvert car il fut utilisé comme vidéo pour la chanson "I Wanna be Yours" de Artic Monkeys, un groupe que j'aime bien (et même après avoir vu ce vidéo avec sa musique originale, je pense personnellement que la chanson de Artic Monkeys capture mieux le rythme et thème de l'histoire démontrée). Je fus tout de suite impressionnée par cette animation, qui est pourtant très simple et ressemble à une esquisse, on voit même les lignes directrices des dessins, et on nous présente seulement un homme et une femme qui font de la danse contemporaine.

«Rather than creating a narrative animated piece that communicates a well defined story, this piece allows for each individual who views it to experience something unique and personal that touches their own sensibilities.»-Ryan Woodward

Après avoir fait quelques recherches, j'ai appris que l'artiste a en fait engagé des danseurs pour effectuer la chorégraphie devant lui, il l'a filmé. Il tenait apparemment à faire cette démarche pour bien comprendre les mouvements puisqu'il n'est pas danseurs. Cela transparaît dans le vidéo, la façon dont nous voyons les danseurs bouger et comment ils exécutent la danse est très précise. 

J'ai vraiment aimé comment le tout était dessiné (à la main d'ailleurs!). De plus, les différents effets, comme, par exemple, le moment ou les bras de la femme se transforme en ailes, où lorsque ceux de l'homme se déforment, étaient très intéressant et laissait place à l'imagination selon comment on veux les interpréter. 

Le voici, pour les curieux, je vous met ma version préférée, sur "I Wanna be Yours", mais vous pouvez facilement trouver l'originale sur YouTube en tapant "Thought of You".


lundi 6 janvier 2014

Critique cinématographique : Catching Fire

Après avoir gagnés les 74e Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark habitent maintenant dans le Village des Vainqueurs, la seule région riche du District 12. Les épreuves semblent derrière eux et ils commencent enfin à se réhabituer à leurs vies, mais cela bascule lorsque le Président Snow rend visite à Katniss et la menace de tuer ses proches si elle ne fait pas son possible pour calmer la rébellion qui émerge dans les districts et dont elle devient le symbole. Elle doit donc prouver à tous qu'elle est vraiment en amour avec Peeta pendant la Tournée des Vainqueurs. Tout au long de cette tournée, elle voit que la rébellion est beaucoup plus forte qu'elle ne l'avait pensé et qu'elle prend de l'ampleur rapidement. Elle voit même à quelques reprises un signe de mockingjay, un oiseau qui était représenté sur une épingle qu'elle portait durant les premiers Jeux. 

Tout cela n'est pas assez pour le Président Snow, donc, avec son conseiller Plutarch Heavensbee, il vont tenter de trouver le meilleur moyen de tuer l'adolescente sans enrager la population. Snow annonce alors les 75e Hunger Games, ceux du Quarter Quell qui prennent place à chaque 25 ans, ces Jeux sont différents. Cette année, ce sera donc 24 des anciens Vainqueurs qui devront y retourner. Katniss, puisqu'elle est la seule femme du Dicstrict 12 à avoir gagnée, est contrainte d'y aller et Peeta, qui s'est porté volontaire pour Haymitch, leur mentor, doit également y retourner. 
La série de livres des Hunger Games, écrite par Suzanne Collins, est définitivement une de mes favorites (je suis clichée, mais bon, que voulez-vous...).Cependant, quand j'ai quitté la salle de cinéma en mars 2012 après avoir vu le premier film, j'étais quelque peu déçue. J'ai aimé le film, soi-dit en passant, mais je sentais qu'il avait été trop censuré, pour gardé la cote Général et donc attirer le plus de visionnements possibles. J'ai donc gardé mes attentes relativement basses concernant ce deuxième volet, et laissez-moi vous dire que je fus agréablement surprise.

Dès les premières minutes du film, on remarque la différence, on voit vraiment le changement de réalisateur entre les deux films (Gary Ross pour le premier et Françis Lawrence pour celui-ci). Déjà, le tout est beaucoup plus agréable à regarder, finis les plans qui tremble et qui donnent un peu mal à la tête pour l'effet «caméra sur l'épaule». Cette fois-ci, le travail de caméras est plus traditionnel, et nous permet de voir plus facilement certaines scènes, surtout celles de bataille, qui était extrêmement dures à suivre dans The Hunger Games. La cinématographie était vraiment réussie, particulièrement dans l'aréna. Les plans où l'on voyait de haut l'arène au complet étaient à couper le souffle et ceux dans la jungle et sur la plage étaient tout aussi magnifiques. Je repense également à la cérémonie d'ouverture, là où les 24 tributs sont en chariot tirés par des chevaux, cette scène était tellement impressionnante! Elle montrait aussi que les effets spéciaux du film s'étaient nettement améliorés, car, oui, le film a plus de budget, et ça parait! Les costumes et les «flammes» étaient d'autant plus époustouflants.
Si vous n'étiez pas encore convaincue par Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss, je pense que Catching Fire changera votre avis. La façon dont elle interprétait l'héroïne du film était parfaitement comme on l'imagine dans le livre. Même si l'actrice est plus vieille que son personnage, elle peut tout de même passer pour une adolescente de 17 ans, surtout dans cette poignante scène où elle apprends qu'elle retournera dans l'arène. Ce moment est d'ailleurs admirablement jouer aussi par Josh Hutcherson et Woody Harrelson. Hutcherson nous montre un Peeta pour qui nous avons de la sympathie, mais qui ne tourne pas en pitié, et Harrelson est toujours excellent en tant que Haymitch, le mentor alcoolique. Je mentionne aussi Elizabeth Banks qui était vraiment incroyable en Effie Trinket et Donald Sutherland qui interprète le cruel Snow. Les nouveaux acteurs dans la saga ont aussi fait un très bon travail, particulièrement Sam Claflin, Jena Malone et Phillip Seymour Hoffman.

Le développement des personnages était aussi vraiment bien exécuté dans l'adaptation cinématographique. Je pense surtout à Effie, qui n'a pas été touché au moment de ses adieux avec les deux adolescents? On voit vraiment une grande différence entre la femme hautaine, excentrique et légèrement stupide du Capitol qu'elle était dans le premier film, à la personne forcée de faire sont travail mais qui tiens beaucoup à ces deux jeunes du District 12. Tout cela était montré à la perfection au moment de la Moisson (the Reaping) où elle pige le nom de Katniss et la regarde les larmes au yeux, presque comme si elle s'excusait. J'ai aussi aimé l'évolution du Président Snow, qui nous apparaît comme un dictateur cruel et sans pitié, mais qui, peu à peu, semble inquiet et même effrayé à cause de cette révolution qui s'aggrave de jour en jour. Si j'aime tant cette série, c'est définitivement grâce à ces personnages qui sont tous plus intéressant les uns que les autres et qui ont tous une vision et un avis différents sur le monde dans lequel ils vivent et cela fut vraiment mis en valeur dans le film.
La façon dont la rébellion fut introduite dans ce volet était parfaite et nous en montrait assez pour comprendre l'enjeu et surtout ce qui se passe vraiment dans les différents Districts. J'ai vraiment adoré la scène où on voit un homme brandir une pancarte avec le mockingjay devant les soldats du Capitol (photo ci-dessus). Cela montre à quelle point Katniss est devenu, à son insu, un symbole dans cette révolution qui prend place. Le graffiti que nous voyons à un moment qui indique «The odds are never in our favor» était très bien pensé et tout cela fait que j'ai vraiment hâte de voir le déroulement de la rébellion dans le prochain film!

Finalement, je tiens vraiment à souligné la fin du film, qui était à mon avis une parfaite façon de conclure et surtout nous donne un aperçu du prochain. Ce moment où Katniss apprend une révélation troublante et qu'elle se tourne vers la caméra et on voit toute la gamme d'émotions qu'elle vit à ce moment; la surprise, la confusion, le désespoir et puis la colère, tout cela en quelques secondes, c'était poignant (bravo à Jennifer Lawrence) tout comme le reste du film. 

Vivement le prochain!

dimanche 5 janvier 2014

Critique de séries télévisées : Broadchurch

Dans une petite communauté anglaise appelée Broadchurch, tout bascule lorsque Danny Latimer, jeune garçon de 11 ans, est retrouvé mort sur la plage au bas d'une falaise un matin. La mort est très suspecte et l'autopsie révèle que l'enfant serait mort étranglé, ainsi l'enquête commence. Le cas est pris en charge par le détective Alec Hardy, un homme coincé venant de la ville, qui s'est installé dans le village pour une vie calme après avoir été impliqué dans un scandale dans une autre affaire de meurtre. Son associée sera la détective Ellie Miller, une femme vivant depuis toujours dans la région et étant une bonne amie des parents de la victime. Ensemble, ils tenteront de trouvé le coupable dans cette petite ville où tout le monde semble suspect.
Même si on ne pourrait pas dire que cette émission innove particulièrement, elle nous offre une vision différente sur les impacts d'un meurtre. Des séries policières, il y en a à plus finir, on a tous ou presque vu un épisode de C.S.I., où nous nous retrouvons avec des déductions incroyables, de folles poursuites armées et des tueurs en série, ce n'est pas le cas de Broadchurch. En fait, cette série se rapproche plus du drame que du «thriller», car on emphase ici beaucoup sur le deuil d'une famille qui a perdu tragiquement son fils et sur le deuil d'une petite communauté qui a perdu un habitant.Un des aspects les plus intéressant de la série est le fait que nous voyons vraiment deux côtés de l'histoire, car généralement on nous montre surtout la police enquêter ou la famille qui accuse la police de ne rien faire et veulent prendre certaines choses en main. Ici, on voit beaucoup la famille de Danny Latimer,qui vivent leur deuil, pour qui il est difficile de rester unis et qui font plus ou moins confiance à la police. Mais nous voyons aussi l'enquête, on voit la démarche des deux détectives, on comprend comment cette affaire affecte leur quotidien. 

Même si le côté plus émotif est la force de la série, l'enquête est également captivante. Avec 8 épisodes de 45 minutes tournant autour du même cas, l'investigation prend de nombreux tournants. La liste de suspects est longue, passant du père de la victime au pasteur de la ville. Dans les premiers épisodes, les preuves et circonstances sont tellement frappantes qu'on pense déjà avoir trouver le meurtrier, mais bien sûr ce n'est pas le cas. Plusieurs suspects ne veulent pas parler ou s'empêtrent dans leurs mensonges pour dissimuler un passé douteux ou des affaires louches que l'enquête vient remuer.Cela montre vraiment la dimensions des personnages. Tous sont très différents que ce qu'on aurait pu croire au premier abord. Ils évoluent au cours de la série et il est intéressant de voir comment toute l'affaire les influencent.
Du côté du casting, il n'y a franchement rien à redire. C'était le retour de David Tennant, dans son premier grand rôle à la télévision depuis Doctor Who qui est brillant en policier asocial et désagréable. Il y a également Olivia Coleman dans le rôle de Ellie, qui était tout aussi excellente. Je ne prendrais pas le temps de parler de tous les acteurs et actrices de la série, mais ils ont accompli ensemble un travail remarquable, il sont très bons et surtout crédibles et ne tombent pas dans le mélodramatique. 
Visuellement époustouflant, il vaut vraiment la peine de voir la série en HD. Les nombreux plans de la plage,la mer et les falaises sont incroyables. La mise en scène est très bien faite et la cinématographie a grandement dépassé mes attentes pour une série à petit budjet.

Broadchurch n'est peut-être pas la série policière la plus palpitante ou divertissante qui soit, mais elle a un aspect qui, selon moi, est trop rare à la télévision ; elle est réaliste. Elle est fait sans artifice, ne nous offre pas de rebondissements ridicules, elle nous plonge dans une ambiance sinistre et nous montre avec brio le déroulement d'une enquête dans une petite ville et comment la mort d'un être cher nous affecte profondément. Broadchurch mérite définitivement d'être vue pour toutes ces raisons.