lundi 6 janvier 2014

Critique cinématographique : Catching Fire

Après avoir gagnés les 74e Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark habitent maintenant dans le Village des Vainqueurs, la seule région riche du District 12. Les épreuves semblent derrière eux et ils commencent enfin à se réhabituer à leurs vies, mais cela bascule lorsque le Président Snow rend visite à Katniss et la menace de tuer ses proches si elle ne fait pas son possible pour calmer la rébellion qui émerge dans les districts et dont elle devient le symbole. Elle doit donc prouver à tous qu'elle est vraiment en amour avec Peeta pendant la Tournée des Vainqueurs. Tout au long de cette tournée, elle voit que la rébellion est beaucoup plus forte qu'elle ne l'avait pensé et qu'elle prend de l'ampleur rapidement. Elle voit même à quelques reprises un signe de mockingjay, un oiseau qui était représenté sur une épingle qu'elle portait durant les premiers Jeux. 

Tout cela n'est pas assez pour le Président Snow, donc, avec son conseiller Plutarch Heavensbee, il vont tenter de trouver le meilleur moyen de tuer l'adolescente sans enrager la population. Snow annonce alors les 75e Hunger Games, ceux du Quarter Quell qui prennent place à chaque 25 ans, ces Jeux sont différents. Cette année, ce sera donc 24 des anciens Vainqueurs qui devront y retourner. Katniss, puisqu'elle est la seule femme du Dicstrict 12 à avoir gagnée, est contrainte d'y aller et Peeta, qui s'est porté volontaire pour Haymitch, leur mentor, doit également y retourner. 
La série de livres des Hunger Games, écrite par Suzanne Collins, est définitivement une de mes favorites (je suis clichée, mais bon, que voulez-vous...).Cependant, quand j'ai quitté la salle de cinéma en mars 2012 après avoir vu le premier film, j'étais quelque peu déçue. J'ai aimé le film, soi-dit en passant, mais je sentais qu'il avait été trop censuré, pour gardé la cote Général et donc attirer le plus de visionnements possibles. J'ai donc gardé mes attentes relativement basses concernant ce deuxième volet, et laissez-moi vous dire que je fus agréablement surprise.

Dès les premières minutes du film, on remarque la différence, on voit vraiment le changement de réalisateur entre les deux films (Gary Ross pour le premier et Françis Lawrence pour celui-ci). Déjà, le tout est beaucoup plus agréable à regarder, finis les plans qui tremble et qui donnent un peu mal à la tête pour l'effet «caméra sur l'épaule». Cette fois-ci, le travail de caméras est plus traditionnel, et nous permet de voir plus facilement certaines scènes, surtout celles de bataille, qui était extrêmement dures à suivre dans The Hunger Games. La cinématographie était vraiment réussie, particulièrement dans l'aréna. Les plans où l'on voyait de haut l'arène au complet étaient à couper le souffle et ceux dans la jungle et sur la plage étaient tout aussi magnifiques. Je repense également à la cérémonie d'ouverture, là où les 24 tributs sont en chariot tirés par des chevaux, cette scène était tellement impressionnante! Elle montrait aussi que les effets spéciaux du film s'étaient nettement améliorés, car, oui, le film a plus de budget, et ça parait! Les costumes et les «flammes» étaient d'autant plus époustouflants.
Si vous n'étiez pas encore convaincue par Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss, je pense que Catching Fire changera votre avis. La façon dont elle interprétait l'héroïne du film était parfaitement comme on l'imagine dans le livre. Même si l'actrice est plus vieille que son personnage, elle peut tout de même passer pour une adolescente de 17 ans, surtout dans cette poignante scène où elle apprends qu'elle retournera dans l'arène. Ce moment est d'ailleurs admirablement jouer aussi par Josh Hutcherson et Woody Harrelson. Hutcherson nous montre un Peeta pour qui nous avons de la sympathie, mais qui ne tourne pas en pitié, et Harrelson est toujours excellent en tant que Haymitch, le mentor alcoolique. Je mentionne aussi Elizabeth Banks qui était vraiment incroyable en Effie Trinket et Donald Sutherland qui interprète le cruel Snow. Les nouveaux acteurs dans la saga ont aussi fait un très bon travail, particulièrement Sam Claflin, Jena Malone et Phillip Seymour Hoffman.

Le développement des personnages était aussi vraiment bien exécuté dans l'adaptation cinématographique. Je pense surtout à Effie, qui n'a pas été touché au moment de ses adieux avec les deux adolescents? On voit vraiment une grande différence entre la femme hautaine, excentrique et légèrement stupide du Capitol qu'elle était dans le premier film, à la personne forcée de faire sont travail mais qui tiens beaucoup à ces deux jeunes du District 12. Tout cela était montré à la perfection au moment de la Moisson (the Reaping) où elle pige le nom de Katniss et la regarde les larmes au yeux, presque comme si elle s'excusait. J'ai aussi aimé l'évolution du Président Snow, qui nous apparaît comme un dictateur cruel et sans pitié, mais qui, peu à peu, semble inquiet et même effrayé à cause de cette révolution qui s'aggrave de jour en jour. Si j'aime tant cette série, c'est définitivement grâce à ces personnages qui sont tous plus intéressant les uns que les autres et qui ont tous une vision et un avis différents sur le monde dans lequel ils vivent et cela fut vraiment mis en valeur dans le film.
La façon dont la rébellion fut introduite dans ce volet était parfaite et nous en montrait assez pour comprendre l'enjeu et surtout ce qui se passe vraiment dans les différents Districts. J'ai vraiment adoré la scène où on voit un homme brandir une pancarte avec le mockingjay devant les soldats du Capitol (photo ci-dessus). Cela montre à quelle point Katniss est devenu, à son insu, un symbole dans cette révolution qui prend place. Le graffiti que nous voyons à un moment qui indique «The odds are never in our favor» était très bien pensé et tout cela fait que j'ai vraiment hâte de voir le déroulement de la rébellion dans le prochain film!

Finalement, je tiens vraiment à souligné la fin du film, qui était à mon avis une parfaite façon de conclure et surtout nous donne un aperçu du prochain. Ce moment où Katniss apprend une révélation troublante et qu'elle se tourne vers la caméra et on voit toute la gamme d'émotions qu'elle vit à ce moment; la surprise, la confusion, le désespoir et puis la colère, tout cela en quelques secondes, c'était poignant (bravo à Jennifer Lawrence) tout comme le reste du film. 

Vivement le prochain!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire