mardi 14 janvier 2014

Vidéo "Thought of You" de Ryan Woodward

Aimez-vous les vidéos d'animation? Et bien, je vous propose celui-ci, il est intitulé "Thought of You" fait par Ryan Woodward, un artiste américain. Je l'ai en fait découvert car il fut utilisé comme vidéo pour la chanson "I Wanna be Yours" de Artic Monkeys, un groupe que j'aime bien (et même après avoir vu ce vidéo avec sa musique originale, je pense personnellement que la chanson de Artic Monkeys capture mieux le rythme et thème de l'histoire démontrée). Je fus tout de suite impressionnée par cette animation, qui est pourtant très simple et ressemble à une esquisse, on voit même les lignes directrices des dessins, et on nous présente seulement un homme et une femme qui font de la danse contemporaine.

«Rather than creating a narrative animated piece that communicates a well defined story, this piece allows for each individual who views it to experience something unique and personal that touches their own sensibilities.»-Ryan Woodward

Après avoir fait quelques recherches, j'ai appris que l'artiste a en fait engagé des danseurs pour effectuer la chorégraphie devant lui, il l'a filmé. Il tenait apparemment à faire cette démarche pour bien comprendre les mouvements puisqu'il n'est pas danseurs. Cela transparaît dans le vidéo, la façon dont nous voyons les danseurs bouger et comment ils exécutent la danse est très précise. 

J'ai vraiment aimé comment le tout était dessiné (à la main d'ailleurs!). De plus, les différents effets, comme, par exemple, le moment ou les bras de la femme se transforme en ailes, où lorsque ceux de l'homme se déforment, étaient très intéressant et laissait place à l'imagination selon comment on veux les interpréter. 

Le voici, pour les curieux, je vous met ma version préférée, sur "I Wanna be Yours", mais vous pouvez facilement trouver l'originale sur YouTube en tapant "Thought of You".


lundi 6 janvier 2014

Critique cinématographique : Catching Fire

Après avoir gagnés les 74e Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark habitent maintenant dans le Village des Vainqueurs, la seule région riche du District 12. Les épreuves semblent derrière eux et ils commencent enfin à se réhabituer à leurs vies, mais cela bascule lorsque le Président Snow rend visite à Katniss et la menace de tuer ses proches si elle ne fait pas son possible pour calmer la rébellion qui émerge dans les districts et dont elle devient le symbole. Elle doit donc prouver à tous qu'elle est vraiment en amour avec Peeta pendant la Tournée des Vainqueurs. Tout au long de cette tournée, elle voit que la rébellion est beaucoup plus forte qu'elle ne l'avait pensé et qu'elle prend de l'ampleur rapidement. Elle voit même à quelques reprises un signe de mockingjay, un oiseau qui était représenté sur une épingle qu'elle portait durant les premiers Jeux. 

Tout cela n'est pas assez pour le Président Snow, donc, avec son conseiller Plutarch Heavensbee, il vont tenter de trouver le meilleur moyen de tuer l'adolescente sans enrager la population. Snow annonce alors les 75e Hunger Games, ceux du Quarter Quell qui prennent place à chaque 25 ans, ces Jeux sont différents. Cette année, ce sera donc 24 des anciens Vainqueurs qui devront y retourner. Katniss, puisqu'elle est la seule femme du Dicstrict 12 à avoir gagnée, est contrainte d'y aller et Peeta, qui s'est porté volontaire pour Haymitch, leur mentor, doit également y retourner. 
La série de livres des Hunger Games, écrite par Suzanne Collins, est définitivement une de mes favorites (je suis clichée, mais bon, que voulez-vous...).Cependant, quand j'ai quitté la salle de cinéma en mars 2012 après avoir vu le premier film, j'étais quelque peu déçue. J'ai aimé le film, soi-dit en passant, mais je sentais qu'il avait été trop censuré, pour gardé la cote Général et donc attirer le plus de visionnements possibles. J'ai donc gardé mes attentes relativement basses concernant ce deuxième volet, et laissez-moi vous dire que je fus agréablement surprise.

Dès les premières minutes du film, on remarque la différence, on voit vraiment le changement de réalisateur entre les deux films (Gary Ross pour le premier et Françis Lawrence pour celui-ci). Déjà, le tout est beaucoup plus agréable à regarder, finis les plans qui tremble et qui donnent un peu mal à la tête pour l'effet «caméra sur l'épaule». Cette fois-ci, le travail de caméras est plus traditionnel, et nous permet de voir plus facilement certaines scènes, surtout celles de bataille, qui était extrêmement dures à suivre dans The Hunger Games. La cinématographie était vraiment réussie, particulièrement dans l'aréna. Les plans où l'on voyait de haut l'arène au complet étaient à couper le souffle et ceux dans la jungle et sur la plage étaient tout aussi magnifiques. Je repense également à la cérémonie d'ouverture, là où les 24 tributs sont en chariot tirés par des chevaux, cette scène était tellement impressionnante! Elle montrait aussi que les effets spéciaux du film s'étaient nettement améliorés, car, oui, le film a plus de budget, et ça parait! Les costumes et les «flammes» étaient d'autant plus époustouflants.
Si vous n'étiez pas encore convaincue par Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss, je pense que Catching Fire changera votre avis. La façon dont elle interprétait l'héroïne du film était parfaitement comme on l'imagine dans le livre. Même si l'actrice est plus vieille que son personnage, elle peut tout de même passer pour une adolescente de 17 ans, surtout dans cette poignante scène où elle apprends qu'elle retournera dans l'arène. Ce moment est d'ailleurs admirablement jouer aussi par Josh Hutcherson et Woody Harrelson. Hutcherson nous montre un Peeta pour qui nous avons de la sympathie, mais qui ne tourne pas en pitié, et Harrelson est toujours excellent en tant que Haymitch, le mentor alcoolique. Je mentionne aussi Elizabeth Banks qui était vraiment incroyable en Effie Trinket et Donald Sutherland qui interprète le cruel Snow. Les nouveaux acteurs dans la saga ont aussi fait un très bon travail, particulièrement Sam Claflin, Jena Malone et Phillip Seymour Hoffman.

Le développement des personnages était aussi vraiment bien exécuté dans l'adaptation cinématographique. Je pense surtout à Effie, qui n'a pas été touché au moment de ses adieux avec les deux adolescents? On voit vraiment une grande différence entre la femme hautaine, excentrique et légèrement stupide du Capitol qu'elle était dans le premier film, à la personne forcée de faire sont travail mais qui tiens beaucoup à ces deux jeunes du District 12. Tout cela était montré à la perfection au moment de la Moisson (the Reaping) où elle pige le nom de Katniss et la regarde les larmes au yeux, presque comme si elle s'excusait. J'ai aussi aimé l'évolution du Président Snow, qui nous apparaît comme un dictateur cruel et sans pitié, mais qui, peu à peu, semble inquiet et même effrayé à cause de cette révolution qui s'aggrave de jour en jour. Si j'aime tant cette série, c'est définitivement grâce à ces personnages qui sont tous plus intéressant les uns que les autres et qui ont tous une vision et un avis différents sur le monde dans lequel ils vivent et cela fut vraiment mis en valeur dans le film.
La façon dont la rébellion fut introduite dans ce volet était parfaite et nous en montrait assez pour comprendre l'enjeu et surtout ce qui se passe vraiment dans les différents Districts. J'ai vraiment adoré la scène où on voit un homme brandir une pancarte avec le mockingjay devant les soldats du Capitol (photo ci-dessus). Cela montre à quelle point Katniss est devenu, à son insu, un symbole dans cette révolution qui prend place. Le graffiti que nous voyons à un moment qui indique «The odds are never in our favor» était très bien pensé et tout cela fait que j'ai vraiment hâte de voir le déroulement de la rébellion dans le prochain film!

Finalement, je tiens vraiment à souligné la fin du film, qui était à mon avis une parfaite façon de conclure et surtout nous donne un aperçu du prochain. Ce moment où Katniss apprend une révélation troublante et qu'elle se tourne vers la caméra et on voit toute la gamme d'émotions qu'elle vit à ce moment; la surprise, la confusion, le désespoir et puis la colère, tout cela en quelques secondes, c'était poignant (bravo à Jennifer Lawrence) tout comme le reste du film. 

Vivement le prochain!

dimanche 5 janvier 2014

Critique de séries télévisées : Broadchurch

Dans une petite communauté anglaise appelée Broadchurch, tout bascule lorsque Danny Latimer, jeune garçon de 11 ans, est retrouvé mort sur la plage au bas d'une falaise un matin. La mort est très suspecte et l'autopsie révèle que l'enfant serait mort étranglé, ainsi l'enquête commence. Le cas est pris en charge par le détective Alec Hardy, un homme coincé venant de la ville, qui s'est installé dans le village pour une vie calme après avoir été impliqué dans un scandale dans une autre affaire de meurtre. Son associée sera la détective Ellie Miller, une femme vivant depuis toujours dans la région et étant une bonne amie des parents de la victime. Ensemble, ils tenteront de trouvé le coupable dans cette petite ville où tout le monde semble suspect.
Même si on ne pourrait pas dire que cette émission innove particulièrement, elle nous offre une vision différente sur les impacts d'un meurtre. Des séries policières, il y en a à plus finir, on a tous ou presque vu un épisode de C.S.I., où nous nous retrouvons avec des déductions incroyables, de folles poursuites armées et des tueurs en série, ce n'est pas le cas de Broadchurch. En fait, cette série se rapproche plus du drame que du «thriller», car on emphase ici beaucoup sur le deuil d'une famille qui a perdu tragiquement son fils et sur le deuil d'une petite communauté qui a perdu un habitant.Un des aspects les plus intéressant de la série est le fait que nous voyons vraiment deux côtés de l'histoire, car généralement on nous montre surtout la police enquêter ou la famille qui accuse la police de ne rien faire et veulent prendre certaines choses en main. Ici, on voit beaucoup la famille de Danny Latimer,qui vivent leur deuil, pour qui il est difficile de rester unis et qui font plus ou moins confiance à la police. Mais nous voyons aussi l'enquête, on voit la démarche des deux détectives, on comprend comment cette affaire affecte leur quotidien. 

Même si le côté plus émotif est la force de la série, l'enquête est également captivante. Avec 8 épisodes de 45 minutes tournant autour du même cas, l'investigation prend de nombreux tournants. La liste de suspects est longue, passant du père de la victime au pasteur de la ville. Dans les premiers épisodes, les preuves et circonstances sont tellement frappantes qu'on pense déjà avoir trouver le meurtrier, mais bien sûr ce n'est pas le cas. Plusieurs suspects ne veulent pas parler ou s'empêtrent dans leurs mensonges pour dissimuler un passé douteux ou des affaires louches que l'enquête vient remuer.Cela montre vraiment la dimensions des personnages. Tous sont très différents que ce qu'on aurait pu croire au premier abord. Ils évoluent au cours de la série et il est intéressant de voir comment toute l'affaire les influencent.
Du côté du casting, il n'y a franchement rien à redire. C'était le retour de David Tennant, dans son premier grand rôle à la télévision depuis Doctor Who qui est brillant en policier asocial et désagréable. Il y a également Olivia Coleman dans le rôle de Ellie, qui était tout aussi excellente. Je ne prendrais pas le temps de parler de tous les acteurs et actrices de la série, mais ils ont accompli ensemble un travail remarquable, il sont très bons et surtout crédibles et ne tombent pas dans le mélodramatique. 
Visuellement époustouflant, il vaut vraiment la peine de voir la série en HD. Les nombreux plans de la plage,la mer et les falaises sont incroyables. La mise en scène est très bien faite et la cinématographie a grandement dépassé mes attentes pour une série à petit budjet.

Broadchurch n'est peut-être pas la série policière la plus palpitante ou divertissante qui soit, mais elle a un aspect qui, selon moi, est trop rare à la télévision ; elle est réaliste. Elle est fait sans artifice, ne nous offre pas de rebondissements ridicules, elle nous plonge dans une ambiance sinistre et nous montre avec brio le déroulement d'une enquête dans une petite ville et comment la mort d'un être cher nous affecte profondément. Broadchurch mérite définitivement d'être vue pour toutes ces raisons. 



lundi 30 décembre 2013

Critique cinématographique: The Book Thief

The Book Thief, film réalisé par Brian Percival, inspiré du livre de l'écrivain australien Markus Zusak, raconte le périple de Liesel Meminger, une jeune fille grandissant pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Après la mort de son petit frère, sa mère comprend qu'elle ne peut plus s'occuper de Liesel, donc elle l'envoie dans un village proche de Munich, où la fillette sera adoptée par une famille d'habitants ; Hans et Rosa Hubermann. Son père adoptif lui apprend à lire dès son arrivée, et elle découvre ainsi sa passion pour la littérature.Elle se trouvera, ensuite, comme passe-temps le vol de différents livres dans la bibliothèque d'une voisine, d'où le titre. La vie est bouleversée lorsqu'un juif nommé Max Vandenburg vient se réfugier et vivre dans leur sous-sol.
Je tiens tout d'abord à dire que je n'ai pas encore lu le livre dont s'inspire ce film, donc je ne commenterai pas sur l'adaptation et ne comparerai pas les deux.

Ce qui est bien avec ce films, c'est qu'il nous montre le quotidien d'une famille allemande, contrainte d'adhérer (ou du moins de le feindre) aux politiques nazies d'Hitler. Il était intéressant de voir le point de vue moins militaire de ce conflit,car en effet il y a très peu de scènes de violences dans ce film, on voyait plus les familles être affectées par la guerre, ce qui est généralement moins exploité dans les films de ce genre.

Il faut également avouer que les acteurs sont excellents, et jouent avec justesse leur personnages, on y croit. Sophie Nélisse, qui interprète le personnage principal a bien grandit depuis Monsieur Lazar et son jeu a aussi évolué, elle aborde déjà l'étoffe d'une grande actrice. Je n'ais aussi rien à redire sur Geoffrey Rush et Emily Watson, qui nous montrent une fois de plus leur talent.

Aussi j'ajouterai que le travail de caméra est assez impressionnant et offre plusieurs plans à couper de souffle, comme par exemple une scène au début où l'on voit un train roulant à travers les montagnes. La bande-sonore est aussi très belle et on apprécie sa discrétion, elle laisse vraiment la place aux mots mais ne laisse pas un vide et silence entre les répliques.
Malheureusement, malgré ces éloges, je ne peux pas dire que le film est une oeuvre extraordinaire. Le fait que Liesel vole des livres pour nourrir son amour pour la littérature était vraiment un aspect secondaire du film. C'est presque comme s'ils avaient glissé ces scènes seulement pour que ça ait rapport avec le titre, ce qui est vraiment dommage, car c'est un aspect très important dans l'histoire. 

De plus, le film était narré par La Mort elle-même, sans doute car le livre était lui aussi raconté par celle-ci. Mais transposée au cinéma, cette narration ne semble qu'être inutile et même un peu étrange par moment. Heureusement, ces moments sont assez rares.Le script en soi est assez fade et reste, malgré le travail admirable des acteurs, un peu artificiel. Je n'ais pas beaucoup apprécié le mélange d'anglais et d'allemand dans les mêmes phrases, cela était un peu trop forcé.

En bref,l'histoire en elle-même à beaucoup de potentiel, alors je prévois lire bientôt le livre, mais The Book Thief est un film qui ne dépasse pas le «correct», il est très touchant et bouleversant par moment, mais en général il nous laisse peu impressionnés et surtout peu surpris. 

dimanche 8 décembre 2013

Critique cinématographique : Frozen

* Cette critique ne dévoile aucuns «punchs» du film, mais donne beaucoup de détails donc si vous voulez le voir en sachant le moins possible l'histoire, ne lisez pas :)

Frozen ou La Reine des neiges est le tout nouveau film de Disney inspiré du conte de l'écrivain danois Hans Christian Andersen. On y retrouve deux soeurs, Elsa et Anna, princesses du royaume d'Arendelle. L'aînée, Elsa, a un pouvoir : celui de créer et contrôler la glace ainsi que la neige. Une nuit, quand elle était plus jeune, alors qu'elle s'amusait avec ses pouvoirs et les montaient à sa petite soeur, Elsa la blessa accidentellement. La famille royale font donc appel aux trolls de la forêt pour soigner celle-ci, et le chef de la tribu décide qu'il est mieux pour Anna d'oublier les pouvoirs de sa soeur et efface donc sa mémoire. Suite à l'incident, le roi et la reine enferme la jeune Elsa dans le château et plus précisément dans sa chambre pour qu'elle puisse apprendre à contrôler son don sans blesser personne. 

Une nuit, lors d'un voyage, le roi et la reine se retrouvent dans une terrible tempête et leur navire coule, aucun d'entre eux ne survit. La princesse Elsa, alors que son pouvoir ne fait que devenir de plus en plus incontrôlable et puissant, se retrouve donc à la tête du royaume. Le jour où elle doit être couronnée, elle dévoile malgré elle son secret et les habitants, terrifiés, l'accuse de sorcellerie. Elle s'enfuit donc jusqu'à la Montagne du Nord après avoir plongé le pays dans un hiver glacial et éternel sans faire exprès et s'isole dans un château de glace. Anna part donc à sa recherche en espérant pouvoir la convaincre et l'aider à ramener l'été.


Je n'avais pas vraiment de grandes attentes en allant voir ce film, j'ai fais de mon mieux pour éviter les critiques, car je déteste vraiment être déçue par les films, surtout ceux d'animation (comme par exemple Rebelle (Brave), l'an dernier, que j'ai apprécié sans plus). Je m'attendais en fait plus à un film recyclant les clichés des princesses de Disney et à des personnages vides et sans développement. Laissez-moi vous dire que je fus surprise

Les personnages sont un aspect du film que j'ai particulièrement aimé, ils avaient du caractère et cela leur donnait presque tous une assez grande dimension. Anna est la jeune princesse, elle est naïve, un peu hyperactive et maladroite, mais ce ne sont pas là ses seuls traits de personnalité. C'est aussi une fille esseulée, qui a dû grandir dans ce château vide où toutes les portes lui sont fermées. Elle veux savoir et comprendre pourquoi elle ne peut plus voir sa soeur avec qui elle était si proche. Lorsque cette dernière fuit le royaume, Anna est courageuse et est prête à braver l'hiver pour aller la chercher. Il y a également Kristoff, le marchand de glace (littéralement) qui rejoint la cadette dans sa quête, il est amusant et vraiment adorable. Olaf, le petit bonhomme de neige était drôle, et il était à l'écran juste assez pour être comique sans devenir énervant. Je pense tout de même que le personnage le plus intéressant du film était Elsa. Au début, elle est une petite fille joueuse et gentille, mais à cause de son pouvoir, elle sera obligée de ne plus voir personne à l'exception de ses parents, qui ont peur qu'on découvre son secret ou bien qu'elle blesse encore quelqu'un. Puis, à leur mort, elle se retrouve avec le royaume en entier sur ses épaules, alors qu'elle a de la difficulté à supporter son pouvoir. Cependant après avoir quitté sa ville, on la voit être enfin heureuse et apprécier son pouvoir, en disant que ce que les gens disent ne la dérange pas. C'était vraiment tout un développement de personnage et j'ai trouvé que c'était une belle métaphore sur l'acceptation de soi et de l'autre. 


Aussi, tout le visuel du film est franchement à couper le souffle. Lorsque Elsa utilise ses pouvoirs et envoi des jets de glace que la caméra suit, c'est impressionnant. Le décor en général est vraiment magnifique, j'ai beaucoup aimé les scènes où nous voyons les montagnes enneigées. Le château dans la montagne était aussi vraiment incroyable à l'extérieur mais aussi à l'intérieur. J'ai même entendu dire que les graphistes sont allé en Norvège pour «étudier» la neige pour qu'elle soit le plus réaliste possible, et ça parait dans le film. Cependant il y avait quelques défauts, comme un moment où les cheveux d'un personnage passent à travers son bras, ou aussi, comme plusieurs l'ont mentionné, le fait que les deux princesses ressemble beaucoup à Raiponce du film du même nom sorti en 2010... Mais ce ne sont ces détails qui ne gâcheront le film!


La musique est aussi vraiment excellente, et ce ne sont pas juste des chansons qui reste dans la tête. Les paroles, le rythme, l'utilisation d'instruments variés et des emprunts à la culture musicale scandinave en duo avec l'animation époustouflante était vraiment ce qui créait l'ambiance et surtout les moments plus émotionnels du film. Je vais souvent m'acheter la bande-sonore. Les acteurs étaient aussi assez impressionnants, la voix des interprètes comme Idina Menzel, qui a déjà été sur Broadway, ou Kristen Bell, qui est étonnamment une assez bonne chanteuse, étaient vraiment parfaites pour les personnages. J'aurais voulu entendre plus Kristoff chanter, car Jonathan Groff ne chante qu'à un moment, malheureusement. Je ne peux pas vraiment commenter la musique ou les voix de la traduction française, car je l'ai vu en anglais, ce que je vous aurais recommander, mais j'imagine que la plupart d'entre vous qui vont voir le film allez y aller avec des enfants qui ne comprennent pas nécessairement la langue.

En bref, Frozen est un très bon film d'animation. Il est vraiment bien de voir dans un film de princesses Disney qui ne tournent pas autour de la recherche désespérée pour un prince (sauf Anna au tout début), ou bien un film ou le-dit prince sauvent la princesse en détresse. L'histoire de deux soeurs étrangères et de difficulté à s'accepter soi-même sont des aspects avec qui plusieurs peuvent sympathiser. Je pense que c'est un film remplis de bons messages qui est meilleur plus on y repense par la suite car même si la quête principale ou la conclusion ne vous jettera pas en bas de votre siège, Frozen est un bon moment qui est apprécié par les petits comme par les grands, et qui vaut la peine d'aller voir au cinéma en 3D, ne serais-ce que pour les effets d'animations.

vendredi 6 décembre 2013

Critique de séries télévisées : Doctor Who 50th Anniversary

Si vous ne connaissez pas encore, Doctor Who est une série télévisée anglaise de science-fiction qui raconte l'histoire du Doctor, un alien qui voyage à travers le temps et l'espace dans sa cabine téléphonique bleue. Le samedi 23 novembre, la série fêtait son 50ième anniversaire, ses 33 saisons et ses 798 épisodes. The Day of the Doctor, qui se traduit directement par Le Jour du Docteur, était un épisode spécial qui fut diffusé à travers le monde au même moment, ce qui permis à la série d'obtenir le record du plus grand événement télévisé (près de 80 millions de fans dans 94 pays différents).

Vous comprendrez qu'il est assez difficile pour moi de faire un résumé compréhensible d'un épisode comme celui-ci, surtout pour des gens ne connaissant pas l'univers de Doctor Who, mais je vais faire mon possible. Donc l'épisode prend place à trois époques et emplacements différents; dans la National Gallery de Londres en 2013, dans l'Angleterre élisabethenne et finalement sur Gallifrey, la planète originaire du Doctor vers la fin de la Guerre du Temps, un combat entre les Time Lords (race d'alien du Doctor) et leurs ennemis jurés, les Daleks. Un des aspects spécial de cet épisode est que nous pouvions voir dans ces trois moments, trois régénérations du Doctor (lorsque les Time Lords meurent, ils se «régénèrent», ce qui font qu'ils revivent et sont la même personne, mais ont un corps différent). 

Alors que le Doctor actuel (Matt Smith) tente de résoudre le mystère entourant des peintures en trois dimensions représentant la Guerre du Temps, cachées par la reine Élisabeth l, il se retrouvera dans un vortex temporel qui l'emportera à l'époque de celle-ci. Il rencontrera à ce moment deux de ses régénérations passée, le 10ème Doctor (David Tennant) et le Doctor de la Guerre (John Hurt), que nous n'avions jamais vu avant cet épisode. Ensemble, ils devront sauver la Terre qui est (encore et toujours) en danger, cette fois à cause des peintures en trois dimensions. Ils devront également revenir au moment ou le Doctor doit détruire sa planète à fin de finir une bonne fois pour toute la Guerre du Temps, en commettant cependant un génocide qui exterminera tous les individus de sa race, sauf lui-même.




Je ne sais pas si vous avez bien compris le résumé ci-dessus, car c'était un épisode à la Steven Moffat (scripteur de l'émission depuis quelques années), qui est reconnu pour ses histoires tordues et particulièrement complexes. Malgré de nombreuses failles dans l'intrigues et plusieurs questions restant sans réponses, cet épisode était tout de même très appréciable. Voir deux de mes Doctors préférés, Tennant et Smith, interagir ensemble pour la première fois était vraiment incroyable. D'ailleurs ces interactions étaient, pour la plupart, franchement drôle grâce aux deux excellents interprètes et à de bonnes répliques dans le script. Il était aussi extrêmement intéressant d'enfin voir la fameuse Guerre du Temps, un événement dont nous avions entendu parler à maintes reprises, mais n'avions jamais vraiment vu à l'écran. Et même si les effets spéciaux dans Doctor Who sont souvent médiocres, ceux au moment de la Guerre étaient plutôt réussis et offraient plusieurs scènes épiques. La planète Gallifrey était également très bien faite, et ressemblait relativement à ce que j'imaginais.J'ai aussi bien aimé le Doctor de la Guerre, joué par John Hurt. Je m'attendais à un personnage un peu déprimant, mais ce ne fut pas le cas. Aussi, la façon dont chaque acteurs interprétait leur version du personnage était vraiment parfaite, on voyait bien qu'ils étaient le même homme, mais ayant chacun leurs caractéristiques respectives. J'ai aussi été fortement impressionnée de voir et comprendre en partie la mentalité et l'évolution du Doctor qui nous était montré par ses différentes versions.




Cependant, les meilleurs moments sont tous les clins d'oeil aux anciens Doctors et compagnons. En effet, pour célébrer l'histoire de la série, l'épisode était parsemé d'événements qui nous rendait nostalgique en pensant aux anciennes saisons. Il y a même une scène mémorable où nous voyons tous les 13 (!) régénérations du Doctor qui pilote leur TARDIS (son vaisseau spacial). Pour avoir vu l'épisode 2 ou 10 fois moi-même, j'en ai même remarqué de nombreux autres plus subtils, il faut admettre tout l'épisode fut très réfléchi. Par exemple, lors d'une dans un quartier général secret, on peut voir sur le côté plusieurs photos d'individus. Il s'avère que ces personnes sont en fait d'anciens compagnons, et si on pause au bon moment, on en reconnait plusieurs.


En conclusion, l'épisode était à mon avis une excellente célébration pour le 50eme de cette série. De plus, il nous donne un nouveau tournant à l'histoire, une nouvelle quête, ce dont l'émission avait grand besoin. 


J'attends impatiemment la saison 8!




mardi 5 novembre 2013

Un autre beau vidéo

Voici un petit vidéo que je trouve vraiment adorable. C'est en fait un bébé d'à peine 10 mois qui pleure d'émotion en entendant sa mère chanter. On sait que l'enfant ne pleure pas car il a faim ou car il est fatigué puisqu'il pleure silencieusement. Il est rare de voir un bébé si ému! Ce vidéo nous fait voir que la musique peut nous toucher dès un très jeune âge...